Biographie
G. Voisin le collectionneur : il a accumulé des milliers de livres et revues dont une bibliothèque réservée à la traite négrière, 30000 papiers coupés, 7000 cartes postales sur l’Afrique Subsaharienne. Cette véritable obsession lui a demandé beaucoup de temps et d’argent. Il en résulte un fonds documentaire véritablement unique pour mener des études sur l’Afrique et son passé. Beaucoup d’Africains, d’Européens, des scientifiques, des universitaires, des étudiants travaillent sur ces documents. Ce fonds a suscité l’intérêt de l’UNESCO, de la Mairie ainsi que de l’Université de Nantes. Puisse son devenir être garanti au long terme... Comme des artistes contemporains tels Picasso, Derain, Epstein, Arman, ... Voisin a disposé dans on atelier plus de 300 sculptures africaines significatives (source d’inspiration... ou rencontre nécessaire ?). |
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Gérard Voisin, l’artiste sculpteur et poète, ou poète-sculpteur ? : après avoir travaillé très jeune dans des fermes, Gérard est entré à 14 ans comme ouvrier aux “Fonderies Nantaises” pour treize années ; il milite alors pour la condition ouvrière. “Nous n’étions que des corps” dit-il ; il écrit des poèmes sans avoir reçu aucune référence littéraire . Après une période de vie difficile parfois en pleine solitude, il commence alors à sculpter (“dans l’obscurité d’une existence de misère” J.P. Daguin). Il travaillera comme un forcené ; ses oeuvres seront accueillies dans de nombreuses expositions et musées d’Europe. “Je n’ai pas été influencé parce que je n’ai jamais été à l’école, je n’avais jamais vu de sculpture quand j’ai commencé à sculpter. Quand j’ai commencé à écrire, pour ainsi dire, je n’avais jamais vu un livre ; j’avais une telle émotion qui me submergeait et qui est inexprimable, inexplicable ce qu’on appelle comme les surréaliste, l’automatisme psychique en l’absence de tout contrôle exercé par la raison. Il a fallu après que je prenne de la culture pour comprendre mon art”. Sachant que René Char a dit : “la poésie est l’amour du désir réalisé demeuré désir”, au lieu d’être alcoolique, drogué ou assassin, j’ai choisi d’être artiste. (Entretien avec Gérard Voisin, décembre 2004). |
Témoignages de ses Amis :
“Avant de partir à Nantes, j’ai eu l’occasion de bavarder un peu sur le trottoir devant mon atelier à Paris avec Paco Ibanez le chanteur espagnol qui me disait : “tiens, je viens de parler avec le sauvage”, et tout de suite j’ai su de qui il parlait car pour nous tous qui le connaissons bien, GERARD EST LE SAUVAGE ; sauvage, c’est à dire Homme des bois, rude et solitaire ; un homme qui vit NATURELLEMENT. Gérard, une force de la nature, qui croît naturellement et qui ne pousse certainement pas comme un fleur de serre... Il ne s’embarrasse pas de vaines formules de politesse... Il parle surtout le langage du coeur, un coeur qui bat fort. Gérard, homme des bois et du bois”. Corneille, exposition G. Voisin à Nantes, le 6 avril 1987. |
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“Sa jeunesse duraille fut de fer et de feu, mais sous le front embrasé du mouleur-fondeur brillaient de frais feuillages. Alors il devint sculpteur sur sève ; en fait, il devint DEVIN, car il y a du sorcier chez Voisin (...). Il fait parler au bois sa vraie langue” C. Nougaro, 31.08.1993. “Mon Ami Gérard, l’homme qui parle aux arbres avant de les détourner de leur destination initiale avant de les transformer en oeuvres d’art, est un démiurge. Il sait que les différences sont des richesses inestimables qu’il faut cultiver parce que nous nous battons tous, non pas pour un monde des nations uniformes, mais pour un monde des nations unies”., D. Vieyra, Ministre d’Etat du Bénin, exposition Art, Bois, Afrique, Nantes, mars 1998. “La légende nantaise raconte que le roi de France Henri IV, lorsqu’il est entré dans Nantes en 1598 pour signer l’Edit de Nantes qui allait mettre fin aux guerres de religion en France se serait écrié en apercevant le château des Ducs de Bretagne : “Ventre Saint-Gris, nos cousins de Bretagne ne sont pas de petits compagnons !(...)”. Comme les Ducs, Gérard Voisin n’est pas un “petit compagnon”. C’est même un compagnon comme on les aime les soirs de fête, de joie et de fraternité. Avec un coeur “gros comme ça” ! Un coeur d’artiste qui se passionne pour les humains (...) J.M. Ayrault, Député-Maire de Nantes lors de l’exposition de Gérard Voisin à Sarrebruck (Allemagne), en juin 2001. |
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